Arrêt, invalidité : 7 chiffres
Un salarié sur cinq connaît un arrêt de plus de trois mois dans sa carrière. Sept chiffres disent ce que la Sécurité sociale verse alors, et ce qu’elle ne verse pas.
Pour quiSalariés, indépendants, et ceux qui dépendent de leur revenu.
Les deux premiers points du guide
42,97 € par jour
Le plafond des indemnités journalières de maladie en 2026 : 50 % du salaire brut, dans la limite de 1,4 SMIC.
Trois jours de carence, puis 50 % du salaire journalier de base calculé sur les trois derniers mois ; au-delà de 1,4 SMIC, environ 2 570 € brut par mois, le plafond s’applique.
- Pour qui
- Tout salarié, dès le premier arrêt.
- Ce que ça change
- Un cadre à 4 000 € brut touche 1 289 € par mois de la Sécurité sociale : 55 % de perte sans complément.
- Peut-on revenir en arrière
- La prévoyance d’entreprise ou individuelle est la voie qui comble l’écart ; les assureurs l’accordent après un questionnaire de santé.
CSS art. L.323-1 · R.323-4 · R.323-9
90 % pendant 30 jours
Le maintien de salaire légal par l’employeur après un an d’ancienneté : 90 % du brut pendant trente jours, puis 66 % pendant trente jours, durées allongées de dix jours par tranche de cinq ans d’ancienneté.
Un délai de carence de sept jours s’applique au maintien légal, pas aux maintiens conventionnels souvent plus favorables ; le maintien inclut les indemnités de la Sécurité sociale.
- Pour qui
- Les salariés d’un an d’ancienneté au moins.
- Ce que ça change
- Après soixante jours d’arrêt, un salarié sans prévoyance retombe aux 50 % de la Sécurité sociale, plafonnés.
- Peut-on revenir en arrière
- Le maintien se renouvelle chaque période de douze mois ; il ne se cumule pas d’un arrêt à l’autre au-delà des durées.
C. trav. art. L.1226-1 · D.1226-1 · D.1226-2
Le guide complet compte 7 points
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Deux questions sur le sujet
Marguerite, 66 ans, a eu une carrière hachée : 125 trimestres validés sur les 167 requis pour sa génération. Elle attend ses 67 ans, l’âge du « taux plein automatique », persuadée que sa pension sera alors au maximum.
À 67 ans, la pension de base de Marguerite sera-t-elle au maximum ?
- Non, elle sera réduite d’environ un quart faute de trimestres
- Oui, 67 ans donne le taux plein
- Oui, si elle a cotisé au moins 120 trimestres
Voir la réponseMasquer la réponse
Non : le taux plein supprime la décote, mais pas la carrière incomplète. Avec 125 trimestres sur 167, sa pension reste réduite d’un quart. Une pension de base dépend de deux choses : le taux (50 % au maximum) et la proportion de trimestres validés par rapport au nombre requis. À 67 ans, on obtient le taux de 50 % quoi qu’il arrive : plus de pénalité. Mais la deuxième condition reste : avec 125 trimestres sur 167, la pension est multipliée par 125/167, soit environ 75 %.
CSS art. L.351-8
Françoise, 68 ans, veuve depuis cinq ans, touche deux pensions de réversion issues de la carrière de son mari : celle de la Sécurité sociale et celle de la retraite complémentaire des salariés. Elle envisage de se remarier avec Bernard.
Que deviennent ses pensions de réversion si elle se remarie ?
- Elle garde les deux
- Elle perd les deux
- Elle garde celle de la Sécurité sociale, mais perd définitivement la complémentaire
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Elle conserve la réversion du régime de base, mais le remariage supprime pour toujours celle de la retraite complémentaire. Les deux régimes n’ont pas les mêmes règles. Le régime de base des salariés (Sécurité sociale) ne retire pas la réversion en cas de remariage. La retraite complémentaire des salariés du privé, elle, la supprime définitivement dès que le bénéficiaire se remarie, que la pension soit déjà versée ou pas encore demandée.
CSS art. L.353-1 · Règlement AGIRC-ARRCO
Les mots à connaître
Une somme forfaitaire versée par la Sécurité sociale aux proches d’un salarié qui meurt en activité, 4 009 € en 2026. Elle ne passe pas par la succession et ne supporte ni droits ni prélèvements.
Le dispositif qui permet de partir à la retraite avant l’âge légal quand on a commencé à travailler jeune, avec assez de trimestres cotisés dès les premières années.
Deux sens. Pour l’impôt sur le revenu : une réduction automatique des petits impôts, qui adoucit l’entrée dans le barème. Pour la retraite : la baisse de la pension quand on part avant d’avoir tous ses trimestres, 1,25 % par trimestre manquant.
Un plan bloqué jusqu’à la retraite, dont les versements se déduisent du revenu imposable. L’économie d’impôt à l’entrée est reprise à la sortie, au taux d’alors : le PER décale l’impôt dans le temps, il ne le supprime pas.