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Retraite & prévoyance

Rachat de trimestres : 6 chiffres

Racheter des trimestres coûte de 1 055 € à 6 684 € pièce. Six chiffres pour savoir quand la dépense se rembourse, et quand elle ne sert à rien.

Pour quiCeux qui ont fait des études longues, eu des années incomplètes, et qui approchent du calcul de leur pension.

Le contenu ouvert

Les deux premiers points du guide

1

12 trimestres

Le maximum rachetable, au titre des années d’études supérieures et des années civiles incomplètes, tous régimes confondus.

Le rachat porte sur des périodes précises, justifiées par un diplôme ou un relevé ; il se demande à la caisse, qui notifie un coût et un délai d’acceptation de deux mois.

Pour qui
Toute personne à qui il manquera des trimestres à l’âge légal.
Ce que ça change
Douze trimestres rachetés à 50 ans en option taux, revenu moyen : environ 38 000 € ; à 62 ans : plus de 54 000 €.
Peut-on revenir en arrière
Le rachat est définitif une fois payé ; il ne se rembourse que dans des cas limités prévus par la loi.

CSS art. L.351-14-1 · D.351-3 · D.351-7 · D.351-9

2

1 055 € à 6 684 €

Le coût d’un trimestre selon l’âge, le revenu et l’option, d’après le barème de 2013 toujours applicable en 2026.

Le prix monte avec l’âge jusqu’à 62 ans puis redescend ; à 40 ans, un trimestre coûte environ un tiers de moins qu’à 60 ans. Trois tranches de revenu : sous 36 045 €, entre 36 045 et 48 060 €, au-dessus.

Pour qui
Ceux qui hésitent sur le moment de racheter.
Ce que ça change
À 45 ans et 42 000 € de revenu, 3 578 € en option taux, 5 300 € en option taux et durée.
Peut-on revenir en arrière
Le prix notifié vaut deux mois ; passé ce délai, une nouvelle demande au nouvel âge coûte plus cher.

CSS art. D.351-8 · D.351-14

La suite

Le guide complet compte 6 points

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Deux questions sur le sujet

Retraite & prévoyance

Marguerite, 66 ans, a eu une carrière hachée : 125 trimestres validés sur les 167 requis pour sa génération. Elle attend ses 67 ans, l’âge du « taux plein automatique », persuadée que sa pension sera alors au maximum.

À 67 ans, la pension de base de Marguerite sera-t-elle au maximum ?

  • Non, elle sera réduite d’environ un quart faute de trimestres
  • Oui, 67 ans donne le taux plein
  • Oui, si elle a cotisé au moins 120 trimestres
Voir la réponseMasquer la réponse
La réponse

Non : le taux plein supprime la décote, mais pas la carrière incomplète. Avec 125 trimestres sur 167, sa pension reste réduite d’un quart. Une pension de base dépend de deux choses : le taux (50 % au maximum) et la proportion de trimestres validés par rapport au nombre requis. À 67 ans, on obtient le taux de 50 % quoi qu’il arrive : plus de pénalité. Mais la deuxième condition reste : avec 125 trimestres sur 167, la pension est multipliée par 125/167, soit environ 75 %.

CSS art. L.351-8

Retraite & prévoyance

Françoise, 68 ans, veuve depuis cinq ans, touche deux pensions de réversion issues de la carrière de son mari : celle de la Sécurité sociale et celle de la retraite complémentaire des salariés. Elle envisage de se remarier avec Bernard.

Que deviennent ses pensions de réversion si elle se remarie ?

  • Elle garde les deux
  • Elle perd les deux
  • Elle garde celle de la Sécurité sociale, mais perd définitivement la complémentaire
Voir la réponseMasquer la réponse
La réponse

Elle conserve la réversion du régime de base, mais le remariage supprime pour toujours celle de la retraite complémentaire. Les deux régimes n’ont pas les mêmes règles. Le régime de base des salariés (Sécurité sociale) ne retire pas la réversion en cas de remariage. La retraite complémentaire des salariés du privé, elle, la supprime définitivement dès que le bénéficiaire se remarie, que la pension soit déjà versée ou pas encore demandée.

CSS art. L.353-1 · Règlement AGIRC-ARRCO

Le lexique

Les mots à connaître

Capital décès

Une somme forfaitaire versée par la Sécurité sociale aux proches d’un salarié qui meurt en activité, 4 009 € en 2026. Elle ne passe pas par la succession et ne supporte ni droits ni prélèvements.

Carrière longue

Le dispositif qui permet de partir à la retraite avant l’âge légal quand on a commencé à travailler jeune, avec assez de trimestres cotisés dès les premières années.

Décote

Deux sens. Pour l’impôt sur le revenu : une réduction automatique des petits impôts, qui adoucit l’entrée dans le barème. Pour la retraite : la baisse de la pension quand on part avant d’avoir tous ses trimestres, 1,25 % par trimestre manquant.

PER (plan d’épargne retraite)

Un plan bloqué jusqu’à la retraite, dont les versements se déduisent du revenu imposable. L’économie d’impôt à l’entrée est reprise à la sortie, au taux d’alors : le PER décale l’impôt dans le temps, il ne le supprime pas.